Le journal des réseaux sociaux : CGP, LBO, AMF, jeunes ou séniors
Un influenceur qui nous fait rêver d'un marché des CGP gigantesque, un fiscaliste qui remet sur les points sur les "i" sur les management packages, un régulateur qui travaille pour un contrôle au "core", et un économiste qui s'intéresse sur la richesse des seniors... Voilà de quoi faire le buzz !
Marché des CGP : un débat sur la taille...
Ce mois -ci, Charles-Elias Farah s'attaque à une idée reçue : le marché des CGP est il saturé ?
Selon lui c’est non pour 3 raisons :
- la taille du marché : 95 % des 30 millions de foyers ont accès seulement aux banques de détail avec leurs limites. Ce sont donc des cibles potentielles !
- Un CIF peut raisonnablement accompagner 150 clients. Donc, 28 millions divisés par 150, cela donne 187 000 conseillers nécessaires. Or, on en comptait 7 000 début 2025.
- La différenciation. Si un CGP aborde son métier comme n'importe quel autre conseiller, il devient une commodité interchangeable. La clé : se distinguer par son branding, son approche, son expertise, sa méthodologie.
Les commentaires ne partagent pas son analyse !
Thierry L, soulève une réserve légitime : tous les foyers ne disposent pas forcément de l'épargne ou du profil pour solliciter un CGP.
Frédéric Juret Rafin acquiesse : « Le marché n'est pas saturé, mais tous les foyers ne sont pas prêts à payer pour un accompagnement, et tous les CGP ne peuvent pas servir efficacement une clientèle large. »
Lorris Goutorbe, abonde tout en relativisant: même en ne retenant que 10 % des 28 millions de foyers restants, on obtient 2,8 millions de clients potentiels – soit 2,6 fois plus que ce que les 7 000 conseillers existants peuvent absorber.
Un débat qui rappelle que le potentiel du métier est immense, à condition de savoir se positionner.
Et les influenceurs ont parfois les yeux plus gros que le ventre.
Plus de visibilité fiscale sur les management packages
L’avocat fiscaliste Jean-Louis Médus poste sur LinkedIn sur la fiscalité des LBO et Management Packages. Et il obtient plus de 170 likes !
Le problème ? Depuis les arrêts du Conseil d'État de juillet 2021, ces gains pouvaient être requalifiés en salaires et soumis aux cotisations sociales.
La loi de finances pour 2025 avait posé les bases d'un régime dédié il avait suscité des critiques.
La loi de finances pour 2026 apporte des correctifs. Elle instaure un mécanisme de report d'imposition pour les managers qui réinvestissent leurs gains dans une nouvelle opération, à condition que les titres aient été détenus plus de deux ans. Elle clarifie également la neutralité fiscale du retrait des titres de management package des PEA existants.
Quand l'AMF passe au "Core" sur les CIF...
Johann Accolas du Groupe Premium, lui, nous parle dans un post de la mise à jour de la charte du contrôle de l’AMF
Le gendarme de la Bourse introduit une nouvelle forme de contrôle baptisée « CORE » – pour Campagne d'Observation Renforcée et Élargie.
Le principe : des contrôles sur pièces, menés simultanément auprès de plusieurs CIF sur des thématiques ciblées. Ils peuvent néanmoins déboucher sur des contrôles sur place, et donnent lieu à des lettres d'observations accompagnées d'une grille d'analyse. Un outil autant pédagogique que répressif.
Pour 2026, les priorités sont claires : capital-investissement, immobilier et lutte contre le blanchiment.
Le message pour tous les CIF : votre conformité doit être irréprochable et documentée. L'AMF ne juge pas seulement ce que vous faites, mais votre capacité à le prouver.
Les seniors volent-ils l'argent ?
Pour finir, le post qui a fait le buzz ! Plus de 600 likes, 170 commentaires, 40 republications.
C’est un post de Quentin de Gryze sur une question simple, en France et Europe qui sont plus favorisés entre les jeunes et les séniors.
Il se base sur une étude de Rexecode et les résultats sont clairs :
- Les jeunes français ont moins de patrimoine financier que les jeunes européens,
- les seniors français en ont plus que les seniors européens.
Son analyse, c’est anormal ! Les jeunes générations assèchent leur capacité d’épargne en finançant des cotisations pour permettre aux retraités de vivre mais aussi d’épargner. Il y aurait donc trop de charges sur les jeunes et trop de retraites pour les séniors.
Les réactions sont très disparates ! Certains comme Pascal Samaran, Conseiller Maitre Honoraire à la cour des comptes considerent le raisonnement simpliste, indiquant que ces mêmes seniors ont eu les mêmes prélèvements.
D’autres comme le CGP Philippe Agnelli proposent une solution, baisser fortement les droits de succession pour inciter à donner de son vivant.
Enfin, Bastien Seignolles appelle les jeunes à se faire entendre en faisant un geste simple, voter !
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