Philippe Depoux : l'Aspim comme un César !
Si le publicitaire Jacques Séguéla s’était un peu intéressé à la pierre-papier, il aurait pu proclamer : « Si tu t’as bossé dans l’immobilier et qu’à l’heure de la retraite, tu finis pas à la tête de l’Aspim, l’association professionnelle des sociétés de gestion immobilière, t’as raté ta carrière ! ». Après Jean-Marc Coly à la sortie de la direction générale d’Amundi Immobilier, puis Frédéric Bôl post présidence de Swiss Life Asset Management, le conseil d'administration de l’Aspim a élu Philippe Depoux, jeune retraité de la Française REM, à l'issue de l'assemblée générale du 16 juin.
Fidèle du plateau d’Et + Encore, Philippe Depoux, c’est un triple regard sur le marché immobilier. D’abord, un regard côté assureurs : Groupama Immobilier (1990-2001), Axa REIM (2001-2005), Generali Real Estate (2008-2013). Côté produits, c’est d’abord, et majoritairement, une approche d’immobilier coté. Avec un biais bureaux. En témoigne ses passages à la direction générale de la Société Foncière Lyonnaise (2005-2008) et Gecina (2013-2017). Ensuite, le non coté avec la présidence du directoire de La Française REM (2020-2025), après un parcours de trois ans à la Compagnie Lebon. Avec ce César de l’immobilier 2026-2028, il va devoir affronter les potentielles difficultés d’acteurs dans un environnement de morne collecte, tout comme la volonté institutionnelle de supprimer les spécificités nationales et d’encourager les produits « européens ». Il lui faudra aussi faire entendre une voix immobilière à l’heure de la présidentielle. Les jeunes retraités ? Toujours débordés !











