Ces fonds qui cartonnent aujourd’hui

L’analyse des statistiques de Selencia Patrimoine nous livre les choix des CGP depuis le début de l’année : non coté en forte progression, ETF orientés le monde, fonds classiques à connotation obligataire. Des choix variés, dans un monde où chacun semble prendre sa place.

Où va le « new money » ? Pas les arbitrages, juste l’argent frais des nouveaux versements ! Et + Encore vous livre une vision du marché sur les cinq premiers mois de 2026. Notre univers d’étude : Selencia Patrimoine, la plateforme de Selencia, la filiale de la Carac depuis septembre 2023, destinée à la distribution externe. Une étude réalisée sur l’ensemble de son offre assurancielle : l’assurance-vie classique bien sûr, mais également l’épargne retraite et les contrats de capitalisation. A la loupe, le comportement de 712 CGP. Face à eux, 120 sociétés de gestion et 2 100 unités de compte référencées.

Un cocktail deux tiers / un tiers

Deux tiers, un tiers. Voilà un mix que l’on retrouve souvent ! 744 supports ont reçu des souscriptions nouvelles sur les cinq mois. Soit environ un tiers des référencements. Les autres deux tiers des produits ne sont pas parvenus à attirer de capitaux. Deux tiers de la collecte se sont orientés vers les fonds traditionnels. Un tiers vers d’autres produits. Mais derrière les poids, les dynamiques ont leur importance. Les fonds classiques, incluant notamment les 5 % sur les fonds à fenêtres, principalement de l’obligataire daté, affichent une légère baisse par rapport à la même période de 2025. Rien de dramatique, mais un signal tout de même.

Les produits structurés tiennent le cap à 22 % - soit les deux tires du tiers - quasi stables sur un an. « Ils continuent d’avoir une place significative dans l’activité », note Olivier Samain, directeur du développement de Selencia Patrimoine. Après schématiquement, les autres produits se partagent le marché en… trois ! L’immobilier : 4 %. Stable. Ni emballement, ni fuite. Les ETF : 4 % de la collecte, en progression. Modeste en volume, mais la direction est claire. Et le private equity ? 4 % des flux, mais plus 170 % de progression sur un an.

La défense à l’attaque

Il y a trois ans, le private equity était quasiment inexistant dans les contrats d’assurance-vie. Aujourd’hui, une dizaine de supports se partagent les flux, avec une grande variété de profils. Le palmarès des cinq premiers collecteurs ?

Un, Eiffel Infrastructure Vert, fonds evergreen de dettes privées en infrastructure. Deux, Tikehau Défense et Sécurité. Ce fonds tire notamment parti d’une exclusivité de distribution avec trois assureurs (Carac, Société Générale Assurances, et CNP Assurances), sur un positionnement défense et sécurité très médiatique. Trois, Eurazeo Private Equity Value Europe 3, nouvelle mouture de ce fonds hybride et evergreen, bâti sur une structure 60 % dettes / 40 % actions. Quatre : Nexstage Croissance, produit historique de la place, orienté capital. Cinq : Isatis Capital Vie Retraite. Produit mêlant à la fois du côté et du non côté, tout comme des actions et de la dette.

Côté fonds cotés, 49 ETF ont recueilli des flux entrants sur la période. Le palmarès des cinq premiers éclaire leur usage : MSCI All World, S&P 500, Nasdaq, défense et Eurostoxx 50. Pas de fonds thématique franco-français, pas de biais domestique : les CGP utilisent les ETF comme outil d’exposition mondiale, large et liquide. L’entrée en scène de VanEck sur le segment défense, en particulier, est un signe des temps.

Les taux, terrain de jeu des fonds traditionnels

Du côté des fonds traditionnels, le tableau des cinq premiers collecteurs raconte une histoire différente. Assurément plus prudente. DNCA Invest Alpha Bonds continue de s’affirmer comme un gigantesque succès commercial, tandis que Carmignac Crédit 2031 confirme le succès des fonds datés dans l’autre maison de la Place Vendôme. A noter aussi la présence Pareto Nordic Corporate Bonds. Un des supports du podium intrigue au premier regard : CM AM PEA Sérénité RC, qui ressemble à un fonds monétaire égaré dans la liste. L’explication est institutionnelle. Selencia est l’un des rares assureurs à proposer encore un Plan d’épargne en actions (PEA) dans le cadre fiscal d’un contrat de capitalisation. Ce support sert de « refuge d’attente » aux partenaires CGP en attendant de déployer dans cette enveloppe. Pas de dote : la prudence est de mise !

Dans la même rubrique

Comment parler du PER selon l’âge de votre client ?

Comment parler du PER selon l’âge de votre client ?

olivier samain

Assurance vie : comment se simplifier les arbitrages ?

Épargne salariale, un bon plan business ?

Épargne salariale, un bon plan business ?

A la une

Comment parler du PER selon l’âge de votre client ?

Comment parler du PER selon l’âge de votre client ?

Fusion LFDE - LBPAM : coup gagnant pour les CGP…

Fusion LFDE - LBPAM : coup gagnant pour les CGP

Le mercato

Avec Sophie Greiner, Allianz France renoue avec son alphabet

Avec Sophie Greiner, Allianz France renoue avec son alphabet

Victor Piriou, monte d’un étage chez Axipit

Victor Piriou, monte d’un étage chez Axipit

Thierry Arnaudin, un ex Novaxia chez Euryale Services

Thierry Arnaudin, un ex Novaxia chez Euryale Services

Morgan Aubrun prend le volant de la comm et du marketing d’Elvest

Morgan Aubrun prend le volant de la comm et du marketing d’Elvest

Ivo Capital Mangement : Mounji Boulahdour, un Brésilien pour conquérir le nord…

Ivo Capital Partners : Mounji Boulahdour, un homme du sud pour conquérir le nord…

Banque de France : Emmanuel Moulin, mal nommé, doit faire ses preuves.

Banque de France : Emmanuel Moulin, mal nommé, doit faire ses preuves.

Alexandre Lefebvre,  confronté à la « réalité » sur les actifs réels d'Amundi

Alexandre Lefebvre, confronté à la « réalité » sur les actifs réels d'Amundi

Mathilde Jung, un apport mutualiste chez Selencia

Mathilde Jung, un apport mutualiste chez Selencia

Bertrand Hau monte d'un étage, à la Carac

Bertrand Hau monte d'un étage, à la Carac