Matrimoine, le retour d'un mot oublié
Le 14 septembre, Société Générale a lancé « Matrimoine », un programme pour aider les femmes à mieux appréhender les enjeux financiers. L'annonce, relayée par Alexandre JEAN avec plus de 130 réactions, rappelle les chiffres d'une étude Ipsos-BVA :
- trois femmes sur quatre disent ne pas maîtriser le vocabulaire financier,
- 47 % ne se sentent pas assez compétentes pour gérer leur patrimoine contre 31 % des hommes
- 35 % ont déjà renoncé à un investissement par manque de confiance.
En commentaire, Cynthia Taieb, CGP confirme que ce n'est pas que du marketing : elle cite le cas d'une cliente mariée que la banque rouge et noire, seule, a accompagnée pour acheter en solo la résidence principale du couple. Aurélien GIRAUD VALERIAN, président du courtier Mon Intermédiaire Financier, résume en deux mots : « malin, et efficace ».
Le post officiel de SG, qui a interpellé les passants dans la rue avec la question « Patrimoine, vous connaissez. Mais matrimoine ? », a lui aussi dépassé les 100 réactions. Notamment - c'est de bonne guerre ! - de nombreux de ses salariés.
Pour Société Générale, l'enjeu dépasse la pédagogie : la banque anticipe une hausse du poids patrimonial de sa clientèle féminine, portée par l'allongement de l'espérance de vie, les héritages et la montée des femmes entrepreneures et cadres dirigeantes. Un sujet qui devrait parler à tous les CGP : une part croissante du patrimoine que vous gérez, ou allez gérer, passera par des mains féminines.
Le choix du mot lui-même vaut le détour pour vos rendez-vous clients. « Matrimoine » a une vraie histoire : dès le XIIe siècle, on distinguait les biens hérités de la mère de ceux du père, avant que le mot ne disparaisse complètement du français au XVIIIe siècle, absorbé par un « patrimoine » élargi aux deux.
Et vous, comment adaptez-vous votre accompagnement face à une cliente qui n'ose pas se dire compétente sur son propre patrimoine ? Dites-le-nous en commentaire.













