Il y a un an, Métagram franchissait la barre du milliard d'euros d'actifs sous gestion. D'un point de vue stratégique, 2025 et 2026 ne se ressembleront pas. Combien de nouveau pôle en développement dans les prochains mois pour cet acteur très soucieux du "local" ? Quid de la croissance externe et de l'organique ?
L’année 2025 de Métagram n’a pas été riche en communiqués de presse. Métagram, un acteur fondé par Vincent Couroyer et Arnaud Bayzelon, visant à consolider des CGP, avec une forte approche locale. Et pour cause ! L’année été consacrée principalement à la consolidation des pôles existants. Tous ont bénéficié d’opérations de croissance externe, permettant d’apporter de nouveaux savoir-faire, d’élargir la clientèle et de renforcer les implantations régionales
160 millions de collecte en 2025
Parallèlement, Métagram a fortement travaillé sur le développement organique, notamment l’amélioration des outils, des processus et de la qualité de service. Cette dynamique se traduit par des résultats solides, avec plus de 160 millions d’euros de collecte brute en 2025. Un chiffre à comparer au milliard d’encours franchi fin 2024.
Pour 2026, Métagram vise une poursuite de la croissance, à la fois organique et externe. Les priorités incluent d’abord des sujets technologiques, notamment via un partenariat avec Figen AI autour de l’intelligence artificielle. Objectif : améliorer les processus internes tout en conservant la relation humaine avec les clients. Il n’est pas question d’intelligence artificielle générative, comme avec des chats bots, mais d’agents IA, notamment pour traiter des tâches administratives.
Les « trous » bientôt bouchés
2026 devrait aussi rimer avec une extension géographique du réseau. Pour l’heure, le maillage national de Métagram omet l’Ouest, l’Est et le Sud-Est. Tout ou parties de ces « trous » devraient être comblés dans les mois à venir. Croissances interne et externe peuvent se résumer en un objectif chiffré : se rapprocher des 2 milliards d’euros d’ici fin 2026.
Bonus - Rachats de CGP : les délais s'allongent
Pour les CGP désireux de participer au mouvement de consolidation, la venue de Vincent Couroyer dans Et + Encore, était aussi l’occasion de regarder de près l’état actuel du marché des fusions et acquisitions dans le secteur. Conclusion : s’il reste dynamique, les processus de transaction sont plus longs et plus exigeants, notamment en raison de l’évolution récente des modèles de chiffre d’affaires et de la part plus importante de revenus non récurrents, par exemple sur les structurés. Cela suscite davantage d’analyses et de vigilance chez les acteurs du marché.
